Fleurs

5 bonnes raisons de participer à un workshop

Je ne savais trop que penser des workshops (atelier animé par un fleuriste pour d’autres fleuristes professionnels). D’une certaine façon, ça me faisait très envie et, d’un autre coté, par orgueil sûrement, je les boudais un peu. Quand on est fleuriste depuis un certain temps, on pourrait avoir l’impression de connaitre suffisamment son métier. Depuis peu, je me suis secoué le cocotier et j’ai une grande soif d’apprendre beaucoup plus encore; j’en ai besoin, ça me stimule et me nourrit. Alors quand j’ai vu sur Facebook qu’Anthony Denis se déplaçait en Belgique (il vit a Paris) chez Multifleurs Ciney pour un workshop, j’ai décidé d’y participer. Je n’ai plus réfléchi, je devais le faire.

Quand j’ai contacté Mulifleurs Ciney, le grossiste en fleurs organisateur de l’événement, en vue de préparer cet article, Audrey ( une des membres de la société familiale) m’a rapidement confié qu’elle avait connu Anthony Denis grâce à mon article 5 fleuristes à suivre sur les réseaux sociaux. D’une certaine manière, je suis donc à l’origine de sa venue chez nous. Je vous dis pas la joie immense que j’ai ressentie. J’ai des retours positifs sur le blog régulièrement, celui-ci me va droit au cœur.

L’atelier se déroulait donc chez Mutifleur Ciney, une entreprise familiale dont l’ambiance est particulièrement conviviale. On y trouve un peu de tout, des fleurs coupées, des verdures, des accessoires et des plantes réservés aux professionnels. Le service est aux petits oignons, il y a une notion de plaisir au travail ici et c’est suffisamment rare pour le souligner. Mais aussi et surtout, il y a beaucoup de dynamisme et une volonté de suivre les tendances (il y avait notamment un photobox pour prendre nos réalisations en photo: c’est pas le top ça pour les publications!).

Une surprise en entraînant une autre, Arnauld Delheille s’est invité à la fête comme participant (ce que j’admire particulièrement, lui qui est présent dans la plupart des événements floraux belges et qu’on ne présente plus. Une preuve en plus que nous nous nourrissons tous du travail des autres. Une jolie humilité…). Alors passer une après-midi avec 2 de mes 5 fleuristes fétiches, c’était un peu mon Disneyland à moi…

Je vais donc vous raconter ma journée et vous donner les raisons pour lesquelles les workshops sont devenus incontournables et pourquoi c’est si enrichissant d’y participer.

Voici en image, le programme du jour: 3  réalisations autour du thème des glaces.

1. Rencontrer ces artistes dont on admire le travail

Ce n’est un secret pour personne, j’admire le travail d’Anthony Denis. Ce qui est vraiment top dans le workshop, c’est que c’est l’occasion de rencontrer « en vrai » ces artistes qu’on aime tant. Discuter, échanger. La base du métier. Alors Anthony m’a raconté sa vision de son travail et le rôle de ses photos. Il imagine, crée et laisse à son photographe une liberté de mise en scène. Ils en discutent et décident ensemble de ce qu’il vont faire. C’est cette dualité qui fait sa force. Le choix d’apporter du soin, de savoir s’entourer et de ne jamais se compromettre, d’être patient. Moi qui travaille toujours dans l’immédiateté, presque dans l’urgence, j’ai remis un peu en perspective certains aspects du rendu de mes créations.

Anthony DenisAnthony Denis

Rencontrer c’est aussi découvrir l’homme derrière son travail. S’il n’a pas de compromis pour ses réalisations, Anthony est quelqu’un de particulièrement simple et accessible. Son parcours de fleuriste est éclectique, il a travaillé pour un grand ouvrier de France mais aussi pour des chaines de magasins de fleurs, ce qui lui a permis de savoir ce qu’il voulait: un jour, un atelier. Un endroit ou l’aspect créatif prime avant tout. Hier, nous avons découvert son envie de transmettre et sa générosité. Vivement le jour où il l’ouvrira.

2. Apprendre de nouvelles techniques

Faire une formation de ce genre permet d’entrer dans l’univers d’un autre fleuriste mais aussi d’apprendre de nouvelles techniques. En temps que passionnés de fleurs, nous sommes tout le temps confrontés à des problèmes matériels liés à l’eau (qui fuit, toujours, inexorablement, mais qui est essentielle pour la tenue des fleurs), à la gravité ou encore à la solidité: nous devons constamment réfléchir à ces difficultés et nous réinventer, garder notre esprit ouvert. Nous avons abordé tous ces points hier, découvert de nouveaux produits et de nouvelles manières de procéder, avec plus ou moins de réussite. Qui a cassé le premier cornet hier? je vous le donne en mille!

Anthony nous a tous mis au défi (le bougre) car le support de toute les compositions, puisque le thème était « les glaces », était de fines galettes fragiles.

Nous sommes tous repartis avec nos trois compositions, en bel état (c’était déjà un défi en soi).

Je suis rentrée riche des pratiques qui m’étaient inconnues ou que je connaissais mais que je n’avais pas encore eu l’occasion de pratiquer.

 

3. Découvrir l’envers du décor

Allez, je vous raconte pour l’anecdote, l’incroyable défi qu’Anthony a réalisé pour l’occasion. Cuire des centaines de galettes moulées une à une. Quand on sait en plus qu’il fallait 6 min par galette: ça donne le tournis… Quand on aime, on ne compte pas.

4. Echanger avec d’autres fleuristes

Faire un workshop, c’est se retrouver avec 20 confrères (j’emprunte ce mot à d’autres secteurs, faute de mieux, mais il fait bien je trouve^^): on fait connaissance avec son voisin . Ma voisine Sylvie était plus que sympa et de loin la plus rapide. Il y avait aussi Sabine, l’assistante de choc d’Anthony. Audrey, de Multifleurs, évidemment pour sa profonde gentillesse notamment. Laurence, Arnauld et Sébastien, un trio de choc, mangeurs de fruits (je balance!!) mais pas les moins doués. Noémie, Brigitte, Olivier et tant d’autres avec qui j’ai échangé des sourires, des rires, 2-3 mots. J’avais envie de les connaitre tous mais une journée, ce n’est pas suffisant, snif… Bref, un groupe aussi chouette ce n’est pas permis, on rentre presque frustré de n’avoir pas pu échanger plus encore. On fait le même métier, forcément ça crée des liens.

5. S’amuser

Je me suis profondément amusée hier. Je n’ai pas d’autre mot, j’ai un sourire aux lèvres en repensant aujourd’hui à cette après-midi un peu magique. Je suis arrivée seule, avec un peu de matériel dans mon coffre. Et je suis repartie avec trois super compositions, gonflée à bloc de toutes ces choses que je viens de vous raconter.

A refaire. ABSOLUMENT.

Pour conclure je remercie Multifleurs Ciney pour leur dynamisme, leur générosité et cette grandiose idée que de proposer a Anthony Denis de venir animer son premier workshop dans nos régions. Mais aussi pour toutes les petites attentions et le clin d’oeil: ils ont fait venir le glacier Mont blanc cinacien  (qui est tout de même entré dans le bâtiment!) qui nous a offert de délicieuses glaces puisque c’était le thème du jour.

Merci aussi à Oasis qui nous a permis de tester leurs produits et, par la même occasion, de réaliser de si jolies créations ainsi qu’au maraîcher La Gaillarde pour les fruits aussi beaux que délicieux.

Enfin, merci à toi, Anthony (Denis), pour ce premier workshop exceptionnel. Je te souhaite tout le succès que tu mérites. J’espère qu’à travers cet article, j’aurai donné envie à mes lecteurs de partager un prochain workshop avec toi, je souhaite qu’il soit le premier d’une longue série. Merci pour cet échange, cette rencontre. Dont le souvenir (jaune, tu comprendras) restera encore longtemps je crois…

 

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