En route

Une virée à Paris: mes bonnes adresses pour sortir des sentiers battus

On avait très très envie l’amoureux et moi de revoir les Rolling Stones et comme ils ne se produisaient pas en Belgique cette fois-ci (et qu’il faut se rendre à l’évidence, ils ne tourneront plus des années), nous avons saisi l’occasion pour nous rendre à Paris.

Paris, j’y ai déjà été 8 fois en 34 ans, j’ai compté! Dans mon enfance, à plusieurs reprises, mes parents nous ont emmenés à la Cité des sciences de la Villette dont je garde de merveilleux souvenirs. Ado, j’y suis allée deux fois avec des copines, et je me souviens de la douce liberté de se balader dans la ville, de faire les boutiques, de flâner dans les jardins, de découvrir Rodin. Ensuite j’y suis retournée dans le cadre de mes études, pour des visites de musées presqu’exclusivement. C’est marrant car, malgré toutes ces visites, j’ai la sensation de ne pas connaitre la ville, si grande et si riche que chaque coin de rue nous donne l’impression de découvrir une nouvelle merveille. C’en est presqu’insolent.

Avec l’amoureux, nous avions envie d’un Paris cocooning et curiosités, de sortir des sentiers battus (même si l’amoureux est toujours un peu dépité que, pour notre deuxième séjour ensemble à Paris, je lui refuse de nouveau catégoriquement la visite de la tour Eifel). Envie de petits quartiers, à taille plus humaine.

Monmartre évidement 

L’hôtel Joséphine

67 rue blanche

Le gros coup de coeur que cet hôtel dédié à Josephine Baker! J’ai littéralement fondu, j’adoré cet endroit. Il correspondait exactement à ce que nous voulions. C’est une sorte de petit boudoir rempli de charme, cosy et admirablement bien décoré. Vintage bien sûr avec un touche de design contemporain. Des tonalités étonnantes parfois, mais si bien associées. De papiers peints chics et chaleureux, des boiseries années 3o, des clichés de danseuses de cabaret, tout est étudié dans les moindres détails. Mon grand regret est que les photos (les mienne et même celle de leur publicité) ne retranscrivent pas la subtilité des couleurs, soit! Il faudra vous y rendre pour me croire.)

Il faut dire que c’est un 4 étoiles et je crois que c’est la première fois que nous nous rendions dans un hôtel de ce standing mais comme nous somme partis à la fin du mois d’octobre, un peu hors saison, les prix étaient plus abordables. Nous avons payé notre chambre 135€ la nuit, petit-déjeuner (à déguster dans une magnifique cave) compris.

Le Gisou

29 rue lepic

Bar à vin comme je les aime: une ambiance chic et décontractée. Nous nous sommes posés en terrasse pour une des dernières soirées avant ce froid hivernal. Un super endroit ouvert jusqu’a 2h du matin en semaine! J’y ai passé un tellement bon moment que j’ai oublié de prendre des photos, alors j’en ai piqué une sur leur Facebook …

Saint germain des prés

La maison Deyrolle

46 rue du bac

Insolite, ce cabinet de curiosités est en réalité une boutique. Avant de continuer la visite de cet endroit, une précision s’impose: ici tous les animaux ont été naturalisés suite à une mort par maladie ou  de vieillesse et proviennent de zoos, de cirques principalement. Vous voilà rassurés, allez, on continue.

Quand vous passez les portes de la Maison Deyrolle (qui existe depuis 1831), vous entrez dans un autre monde, voire dans un autre temps presque féerique. Spécialiste de la taxidermie, ils ont un passé pédagogique peu connu chez nous car ils produisaient des planches de biologie, de botanique pour les établissement scolaires. C’est étonnant de se balader dans cet arche de Noé, remplie des plus beaux spécimens de la nature, figés juste sous vos yeux. Un plancher qui craque et un mobilier tout en bois, des couleurs chatoyantes: une vraie évasion.

Et comme je l’ai dit plus haut, il s’agit en réalité d’une boutique et il vous est possible d’acquérir tout ce que vous voulez (euh, en fonction de votre budget ou de la place dans votre salon: une girafe ?). Les animaux peuvent aussi être loués et servent souvent de décors publicitaire et même plus récemment pour des défilés. Ils exposent aussi des oeuvres d’artistes et ce jour-là j’ai découvert les oeuvres captivantes de Jean-Luc Maniouloux.

Il est malheureusement interdit de prendre des photos dans cet endroit même si c’est totalement compréhensible (la dame de la boutique m’explique que sans cette interdiction l’espace se transforme en véritable safari photo).

En repartant, j’ai totalement craqué pour leur collection capsule en partenariat avec petit bateau.

Un chouette article du blog Sunday Morning pour continuer la visite

 

Le marais

Le Wood

1 Place de Thorigny

Un sympathique resto-bar qui nous a fait de l’oeil à midi. J’ai choisi un tartare de boeuf à la Thaï qui s’est avéré franchement délicieux pour un prix d’autant plus raisonnable que tout est fait maison… Une jolie découverte en passant.

Le XVIème arrondissement

Tomber sur un chalet à insectes sur un grand boulevard

Les Fleuristes

J’avais très envie de découvrir des fleuristes parisiens. J’aurais pu me rendre au Georges V pour y boire un café (et oui, je n’ai pas encore le budget pour y loger) mais j’avais plutôt envie de me rendre dans des boutiques, toujours cette envie de découvrir les quartiers, un Paris plus intime. Alors j’ai demandé à un Parisien de me renseigner des adresses valant le détour… Pour ceux qui me suivent, c’est évidement à Anthony Denis ( je ne suis pas sûre que les présentations sont encore à faire pour ceux qui me suivent régulièrement, pour les autres foncez voir sa page Facebook ) que j’ai posé la question, il m’a donné deux adresses dans le 16e arrondissement. Le cadre était donné: de belles grandes avenues, cela s’annonçait plutôt chic.

Ce chapitre est l’occasion pour moi de faire une petite comparaison entre les fleuristes parisiens et ceux de ma région. Le métier est le même et les boutiques sont si différentes. Chez nous, le plus souvent, les vitrines sont remplies de montages, de bouquets déjà réalisés. Les deux fleuristes parisiens que j’ai visités ne présentent aucun montage, à mon plus grand étonnement. Ils n’en sont pas moins intéressants évidement:

Claude Quinquaud

15 rue de Chaillot

Classicisme et décor industriel, un mélange très réussi! A l’extérieur de la boutique, deux Médicis, les plus grands qu’il m’ait été donné de voir ( bon ok, je viens d’un petit village de campagne, mais quand même). A l’intérieur, du métal, du bois et de grand tonneaux suspendus qui servent à accueillir des vandas (variété d’orchidée qui se suspend). Très bel appropriation de l’espace qui est assez petit mais dont la hauteur de plafond est vertigineuse…

 

Gilles Pothier

97 Avenue Raymond Pointcaré

Une petite boutique remplie à ras bord pourvue d’un choix de fleurs et de couleurs à tomber à la renverse! Les vases sont rangés par couleur et je n’avais qu’une envie… m’amuser, travailler et attraper un couteau…. Ce petit déplacement m’a vallu une interview sur les chrysanthèmes à Paris car M6 faisait un reportage sur la question juste devant la boutique.

Monsieur Pothier est meilleur ouvrier de France et champion du monde me confie son employée à la sauvette, sachant que l’homme est plutôt modeste…

 

Bref, il me reste encore tant de choses à voir dans cette ville que je crois que je n’aurai pas assez de ma vie entière, faudra faire avec!

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